Le dispositif que prévoit la loi Hadopi n'est adapté qu'à un seul outil de partage de fichiers, le Peer to Peer. Or, si le P2P est aujourd'hui la technologie la plus utilisée pour le téléchargement illégal, les autres outils connaissent un développement rapide. Des études récentes montrent que si, en volume, le P2P occupe toujours la première place dans le trafic mondial, il est en nette régression. En Allemagne, le P2P représentait 70% du volume de données échangées sur Internet en 2007 ; en 2008, sa part est passée à 52 %, tandis que le protocole http passent de 14 % à 26 %, une hausse due principalement à la croissance des services de téléchargement direct.
Source : lemonde.fr